Juvenal Corbineau

1776-1848

Figure emblématique de l'épopée Napoléonienne

       Maire de Champagne sur Oise ( 95 )                       de 1826 à 1830  

 

 

 

 

                          Juvenal Corbineau   Comte d'Empire

    Le 17 décembre 1848 s'éteignait, au 8 de la rue Thiroux à Paris ( actuellement rue     Caumartin )le général Juvenal Corbineau. Il repose,  avec son épouse, à gauche du     portail principal de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Champagne sur Oise     (95).Cet emplacement fut acheté à la commune par sa femme en 1849 pour une     somme de 1200 francs ( Conseil Municipal du 20 Juin1849 ).                                     

    Pourquoi cet homme fil-il le choix de ce village pour sa résidence secondaire le     château de Montigny "incendié par les Allemands le 30 août 1944"?

Trois hypothèses sont à retenir:

  • Juvénal Corbineau était  locataire dans un immeuble parisien du 9ème  arrondissement appartenant au baron Léon de Perthuis de Laillevault, maire de Champagne de 1817 à 1826. Corbineau lui succéda.
  • La proximité de l'abbaye du Val : cet endroit, racheté par le comte Michel Louis Étienne Regnaud de Saint Jean d'Angély, en 1806, était considéré par la police comme un centre de réunion Bonapartiste. En 1817, alors que le comte est en exil  aux Pays-Bas, une de ses lettres, interceptée par la police, confirme les soupçons de cette dernière. A cette époque, Corbineau est également fiché par la police comme  agitateur.
  • Proximité des communes de Bernes sur Oise, Chambly, L'Isle Adam.

              - Bernes sur Oise : Le général d'empire Jean-Luc Dariule fut le maire de ce     village à l 'époque où Corbineau était maire de Champagne. Compagnons d'armes,     leurs chemins  se sont souvent croisés, en Espagne, en Pologne, en Russie. Dariule     fut gouverneur du Kremlin à la veille de la retraite de Russie.

              -  Chambly:lieu de résidence du prince Murat.

              - L'Isle-Adam: Kellermann séjournera au château de Stors, propriété     jouxtant l'abbaye du Val ! Juvenal Corbineau servi sous les ordres de ces     deux     hommes à plusieurs  reprises.   

 

 

  

                  

             Parvis ouest  église de Champagne sur Oise (95)

 

                

    Jean Baptiste Juvenal Corbineau est né à Marchiennes ( commune du nord de la     France située près de Douai ), le 1er août 1776, 13 ans avant la proclamation de la     Révolution française. Sa destinée fut étroitement lié à cet événement qui     bouleversa  le monde. 

   - Son  père Jean-Charles  Corbineau,  après avoir été inspecteur général des haras     du Maine et de l'Anjou, fut nommé Bailli général des terres et des seigneuries de     l'abbaye de Marchiennes en 1776. Juvénal est le cadet d'une famille de cinq     enfants. Trois garçons et deux filles.

             Constant né en 1772 - Juvenal né en 1776 - Hercule né en 1782

                                     Eléonore et Eugénie  

    Très jeunes, les trois garçons embrassèrent le métier des armes. Le choix fut     probablement déterminé par le parrain du frère aîne Constant, le comte     d'Harville, alors Major de la gendarmerie de Lunéville et par le père de ce dernier,     le marquis de Troisnel Lieutenant général des armées du roi.  Ces hommes     recommandèrent Juvénal et lui obtinrent une sous-lieutenance le 22 septembre     1792, il avait 16 ans.

 

 

  

  Maison Natale de Juvenal Corbineau

                   à Marchiennes

 

 

 

  • 1 3 octobre 1792 : Il entre en service comme sous-lieutenant dans le 18ème  régiment de cavalerie  ( ancien Berry cavalerie)
  • 1er mars 1793 : Il passe avec son grade au 5ème régiment de hussards il est nommé lieutenant le 1er juillet suivant; il n'a pas encore 17 ans ! Sa véritable carrière commence dans l'armée du nord, de la République naissante, pendant les campagnes de l'An II et de l'An III.
  • 5 floréal de l'An II :Près de Cambrai, après avoir été atteint d'un coup de feu à l'épaule droite,  il fait prisonnier un major des troupes Hessoises.
  • 23 ventôse de l'An III : Au combat de Bentheim, il entre le 1er dans une redoute, son cheval est tué sous lui.

Il fait toutes les campagnes des Ans IV, V et VI dans l'armée et de Sambre et       Meuse. Il sert pendant l'An VIII et l'An IX aux armées d'Hélvétie et du Rhin.

  • 9 Floréal de l'An VIII : Il pénètre le 1er dans Saint-Blaise, un coup de feu lui traverse la cuisse.
  • 28 Frimaire de l'An IX : Un cheval est  encore tué sous lui, au cours du combat de Lautrech.
  • 12 germinal de l'An X :Il est classé ainsi que son frère Hercule, Lieutenant adjudant major. Ils sont alors sous les ordres de leur frère Constant qui commande le 5ème chasseur à cheval en garnison à Mayence et à Coblentz. ( une inspection du général de Beaumont le 7 août 1803 "19 thermidor"met en valeur,par ces termes, les qualités militaire des 3 frères: Constant, colonel à 31 ans: la tenue de son régiment lui fait beaucoup d'honneur. Ce chef a de l'éducation et de l'instruction, parle plusieurs langues, est bon administrateur. Je le recommande à la bienveillance du gouvernement. Juvenal, capitaine adjudant major à 27 ans: Très bon officier ayant de l'éducation et de l'instruction, parle plusieurs langues. Hercule, lieutenant adjudant major à 23 ans: Cet officier vaut son frère. )  
  •   A partir de l'An XI, ce régiment fit partie de l'armée de Hanovre.
  • 1er Brumaire de l'An XI: Juvénal est promu Capitaine.
  • Membre de la légion d'honneur le 26 frimaire de l'an XII, il devient chef d'escadron de la légion Hanovrienne, le 1er pluviôse de l'année suivante. Avec ce régiment,  il sera en garnison à Lyon de septembre 1804 à juillet 1805, à Avignon jusqu'en septembre puis à Alexandrie jusqu'en décembre. Il participe à la campagne d'Italie fin 1805 et début 1806, en tant que chef d'escadron.
  • 16 mai 1806: Il est nommé major du 10ème hussard et fait la campagne de Prusse et de Pologne, de 1806 à 1808, avec ce régiment qui s'illustra à Saalfeld, à Iéna, à Pulstuck et à Stettin. Au début de la campagne de Pologne, il prend, le7 janvier1807 le commandement comme Colonel du 20ème  dragon qui se bat vaillamment à Eylau, Heilsberg et Friedland. ( Les 3 frères Corbineau, que l'on surnomme les "3 Horaces" se trouvaient à la bataille d'Eylau. Constant, aide de camp de l'Empereur, y fut tué. Hercule, capitaine aux chasseurs à cheval de la garde, y fut grièvement blessé).

       

  

  • Envoyé en Espagne en 1808 avec la 1ère division  de réserve des dragons, il prend part à toutes les affaires de cavalerie de la fin de cette année ( Andujar, la Tudela, Burgos ) et mérite, par sa brillante conduite, la croix de commandant de la Légion d'Honneur.
  • 26 octobre 1808: Il épouse mademoiselle Agathe Rose Saulot. De cette union, qui ne fut pas toujours très heureuse, il n'eut qu'une fille,  morte avant lui sans postérité.
  • Pendant la campagne d'Espagne de 1809, 1810 et 1811, son régiment  fait d'abord partie de la 3e division de réserve de dragons ( division Mihaud ), puis il est rattaché au 4ème corps du Maréchal Sébastini.
  • 18 novembre 1808: Au cours de la bataille d'Ocana, après la mort du général Vial, il prend le commandement de la 2ème brigade de la division Mihaud et fait preuve des plus grands talents militaires. En effet, la charge célèbre des dragons décida de l'issue de la bataille: le  18 novembre, après s'être rapprochés du Tage, ils franchirent ce fleuve à gué le 19 et ayant gravi le plateau d'Ocana, les 800 dragons se trouvèrent en présence du gros de la Cavalerie espagnole ( 4000 hommes chargés de couvrir le flanc de leurs armée ). Malgré  la disproportion du nombre, les dragons se jettent sur leurs adversaires, les culbutent et pénètrent jusqu'au gros de l'infanterie où ils sèment désordre et épouvante. Les Espagnols s'enfuient laissant 32 drapeaux, 46 canons, 15 000 prisonniers. Lors de la dispersion des armées ennemies, le colonel Corbineau commandait l'avant-garde chargée de poursuivre les troupes d'Arizaga.
  • 28 javier 1810:Lors du combat d'Alcala del Réal, à la tête du 20ème dragon et de 1000 voltigeurs, il se heurte à une forte arrière-garde espagnole. Il la culbute, la poursuit, capture toute son artillerie, tue plus de 200 hommes, en prend 800 dont 15 officiers parmi lesquels le colonel du régiment. Quelques heures après cette bataille, les magistrats de Grenade se présentent à Corbineau en lui apportant les clés de leur cité.
  • 29 janvier1810: Les français entraient à Grenade, Juvenal Corbineau en est nommé gouverneur.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

 

 

     

      

 

 

 

 

                         Bataille de Iéna

 

 

 

 

             

                                 Dragon

 

 

 

 

 

                          Bataille de Eylau

                                 

  •  6 août 1811: Il est nommé Général de brigade , à la veille de la campagne de Russie.
  • 25 décembre 1811 : Il prend le commandement de la 6ème brigade  légère du 2ème corps de la Grande armée. Il fit, à la tête de cette brigade qui comprenait les 7ème, 20ème régiments de chasseurs à cheval et du 8ème régiment de lanciers  polonais, la campagne de Russie.
  • 28 et 30 juillet 1812:Cette brigade se distingue dans la région de la Dvina, aux combats de Walintzy et Dernockizi, en résistant aux attaques des cosaques très supérieurs en nombre.
  • 17 août 1812:Corbineau à la tête des 7ème, 20ème chasseurs et 8ème lanciers, lors de la 1ère bataille de Polotsk porte secours à la brigade Castex. La cavalerie russe doit s'incliner après avoir subi d'importantes pertes.
  • 16 octobre 1812: Le maréchal Gouvion Saint-Cyr envoie le général Corbineau avec sa brigade et 700 hommes d'infanterie pour garder le cours de l'Usacz, ruisseau qui se jette dans la Dvina au dessous de Polotsk, où se trouvai massé le 2ème corps d'armée ennemi.
  • 19 octobre 1812: Le général russe Steinheil se présente devant Polotsk avec tout son corps d'armée. Dans un 1er temps, Corbineau bat en retraite. Renforcé par deux brigades d'infanterie, il s'arrête dans le défilé de Bononia, tient tête à un adversaire très supérieur en nombre et réussit à le contenir tout le jour.
  • 08 novembre 1812: Il se met en devoir de rejoindre l'Empereur car, dans l'exécution de la retraite générale qui suivi les combats de Polotsk, Corbineau, dont la brigade était affectée au corps bavarois que commandait le général de Wrede, s'aperçoit que ce général sentant tourner la fortune impériale, au lieu de chercher à rallier la grande armée, dirigeait ses troupes vers le Niemen. La marche hardie de Corbineau au milieu des armées ennemies fut des plus glorieuses pour lui. En cherchant à franchir la Bérézina dont les ponts étaient gardés par les russes, il découvrit  le 20 novembre, sur les vagues renseignements d'un paysan, le gué  de Studianka.

  •  A la nuit, à la tête de sa brigade, ils traversa la rivière, au milieu des glaces,   au  prix de nombreuses pertes (70 cavaliers ) et put ainsi, au nez et à la barbe    des généraux russes Tchitchakoff et Kutusow apporter à l'Empereur le  renseignement inespéré qui lui permit, par la découverte de ce gué, de sauver l  les débris de la Grande armée.
  • 26 janvier1813: Dès le début de la campagne de Saxe, il est nommé Aide de camp de l'Empereur.
  • 28 mai 1813: Il est promu Général de division,à l'âge de 36 ans, au début de la campagne de Saxe et prend le commandement de la cavalerie du 1er corps d'armée ( Van Damme )
  • 17 août 1813:Corbineau,à la tête d' une division de 8000 hommes,  infanterie, artillerie et cavalerie, reste en corps d'observation entre Rothembourg, Sagan et Cottbus. Le 20 août, Napoléon lui donne  l'ordre de manoeuvrer sur Lauban en lui signifiant de pousser le plus loin possible la cavalerie.
  •   27 août 1813: A la bataille de Dresde, il est commandant de la cavalerie du 1er corps d'armée.
  • 30 août 1813: A Kulm,il enfonce avec sa cavalerie le corps de Kleist et parvient à ramener à l'Empereur 18 000 hommes sur les 26 000 qui formaient le  1er corps. Au cours de la mêlée, il coupa d'un coup de sabre 2 doigts à Kleist et et s'empara de son sabre. Un témoin oculaire Sir Robert Wilson raconte dans son livre ( Tableau de la puissance de la Russie): "la cavalerie française,appuyée par l'infanterie,résolut en désespérée de se frayer un chemin sur le haut de la montagne,à travers les prussiens. La pente était si escarpée que, d'en d'autres occasions, peu de chevaux eussent pu la gravir au trop le plus doux, et cependant les français montèrent avec tant de force et de puissance qu'ils renversèrent toute la colonne prussienne et s'emparèrent de tous les canons." Après cette affaire,le général Corbineau prend le commandement de la 1ère  division de cavalerie légère,(  6ème, 7ème et 8ème hussards, 16ème chasseurs, 1er, 3ème, 5ème et 8ème chevaux légers italiens ). Il termina les campagnes de 1813 à tête de cette formation. 

 

     

                       

  • 13 novembre 1813: Un décret de l'Empereur, daté d'Erfurth, nomme le général Corbineau Comte d'Empire avec une dotation  de 10 000 F de rente en Westphalie et 4000 F de rente en Belgique.
  •  Il entame la campagne de France dans ses fonctions d'aide de camp de l'Empereur.
  •  15 novembre 1813: Il reçoit le commandement de la gendarmerie d'élite et celui de la cavalerie légere.
  • 30 janvier 1814: A Mézières, près de Brienne, il dégage l'Empereur surpris par un groupe de Cosaques et lui sauve la vie.
  • 5 mars 1814: Tandis que Napoléon  poussait l'armée de Silésie de la Marne surl'Aisne, Corbineau   arrive devant la ville de Reims.  Par un coup de main  hardi,  il fait mettre bas les armes à quatre bataillons ennemies et rentre dans Reims, coupant ainsi une communication entre les armées ennemies du Nord, de Silésie et celle de Schwarzenberg. Instruit de la faiblesse de la division par le Chevalier de Rougeville (ce dernier convaincu d'espionnage, fut fusillé par la suite,sur l'ordre de Corbineau): ( 100 chevaux de la garde  et 50 gendarmes), Saint-Priest  ( chef de la coalition ) résolut de se ré emparer de ce point important. Il donne l'assaut et enlève la ville le 12 mars1814. Après une résistance plus qu'honorable, la petite garnison est contrainte à la retraite. Bloqué dans la ville, Corbineau se cache, et le lendemain, quand l'Empereur reprit Reims, il eut la joie de retrouver son aide de camp que tout le monde croyait mort ou prisonnier. Il reprend ses fonctions de Gouverneur de la ville.  
  • 20 mars 1814:  Il est une nouvelle fois blessé à Arcis-sur Aube dans un affrontement avec l'avant-garde de l'armée de Bohême.
  •  Un décret du 23 mars l'élève à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur.
  • Il fut l'un des fidèles de la dernière heure. On peut le voir le 3ème à gauche de l'Empereur entre le duc de Bassano et le général Béliard, sur le célèbre tableau d'Horace Vernet " les adieux de Fontainebleau".
  • Le retour des Bourbons le met naturellement en non activité.

 

 

 

     Les adieux de Fontaineau ( dans le cercle, Corbineau)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  •  26 février 1818: Napoléon quitte sa retraite de l'île d'Elbe et à débarque Golfe-Juan. Corbineau reprend immédiatement ses fonctions d'aide de camp. La nature des missions qui lui furent confiées montre que la grande confiance que l'empereur lui témoignait. En avril,il rejoint le général Grouchy pour s' opposer au mouvement du duc d'Angoulême   dans la région de Lyon,avec quatre régiments ( les 7ème, 20ème, 14ème et 24ème ) par  les routes de Bourbonnais et de la Bourgogne.
  • A son arrivée à Lyon, Corbineau prendra contact  avec le préfet et le baron Rambaud, maire de Lyon, pour qu'ils envoient des détachements au secours des Dauphinois. Ayant accompagné  Grouchy à Pont-Saint-Esprit, Corbineau y retient prisonnier le duc d'Angoulême jusqu'à sa capitulation.
  • 19 avril 1815: La part prise par Corbineau à la répression de la guerre civile dans le midi lui valut  un témoignage officiel de satisfaction inséré dans le "Moniteur".
  • 21 mai 1815: Il est envoyé à Angers pour prendre le commandement en chef de toutes les troupes de la place, en remplacement du général Delaborde,avec pour mission d'éviter les complications intérieures et traiter par la pacification le mouvement  insurrectionnel des départements de l'Ouest. La conférence de Saint-Lambert avec Messieurs de Flavigny, de la Béraudière et de Malartic ayant échoué, Napoléon, prévoyant qu'il faudrait en venir aux mesures de rigueur, ne voulut pas qu'elles fussent dirigées par un Officier général attaché à sa personne. Le général Lamarque remplaça Corbineau.

 

 

 

 

  • 18 Juin 1815: A Waterloo, il est aux côtés de l'empereur avec Soult, Ney et Gorgaud dans le carré du 2ème bataillon du 1er grenadier, il repart dans la nuit avec lui.
  • 26 juin 1815: Il  envoyé à Soissons pour tenter de réorganiser les débris de l'armée.
  • 3 juillet 1815 : Il fait partie de la convention relative à la capitulation de Paris. N'ayant pu suivre l'Empereur dans son lointain exil, il est de nouveau rendu à la vie civile pour le second retour des Bourbons. Les rapports de police le signale mêlé à toutes les agitations de la Restauration et Vaulabelle le cite comme membre actif du Comité d'Action de la Liberté de Presse et comme prenant régulièrement part aux séances du Comité Directeur de la Haute Vente.
  • Il offrit ses services au nouveau gouvernement de la Révolution de Juillet et fut nommé au commandement de la première division de Lille.

 

 

 

 

 

 

 

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                       La bataille de Waterloo

 

  •   1826 - 1830 : Le 30 juillet1826, Juvenal Corbineau  succédait au baron de Perthuis comme Maire de Champagne.  Nommé commandant à la 16ème division de Lille le 1er août 1830, Il démissionne de son poste de maire le 26 septembre 1830.
  • Pair de France 4 septembre 1835, il fut fait Grand Croix de la Légion d'Honneur le 5 mai1838.
  • 1840: Bien que jamais rallié aux Bourbons, Juvenal Corbineau continuera à assurer sa fonction avec rigueur. Le 6 août 1840,Louis Napoléon Bonaparte débarque à Boulogne et pour la seconde fois, tente de soulever l'armée. Corbineau,en tant que commandant de la 16ème division de Lille,  est contraint d'arrêter et de faire interner à Hamm, le neveu de l'homme qu'il admira et servit avec gloire et dévouement.
  • 1844 : Revenu à la vie civile, il partage à son temps entre sa propriété de Montigny à Champagne sur Oise et Paris.
  • 1848 : A 72 ans, cet homme d'exception, qui fit toutes les campagnes de la République et de l'Empire dont il rapporta 33 blessures, s'éteignait.
  • Le buste du général Corbineau réalisé en 1839 par Joseph Henri Lemaire est exposé au château de Versailles dans la galerie des bataille. ( N°d'inventaire MV 2770 )
  • Son nom est inscrit sur le côté ouest de l'arc de Triomphe, place de l'étoile à Paris et à Waterloo sur le mémorial du champ de bataille.

 

 

 Château de Montigny avant l'incendie de 1944

                  

 

            

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