Le
17 décembre 1848 s'éteignait, au 8 de la rue
Thiroux à Paris ( actuellement rue Caumartin
)le général Juvenal Corbineau. Il repose,
avec son épouse, à gauche du portail
principal de l'église Notre-Dame de
l'Assomption de Champagne sur Oise (95).Cet
emplacement fut acheté à la commune par sa
femme en 1849 pour une somme de 1200
francs ( Conseil Municipal du 20 Juin1849
).
Pourquoi
cet homme fil-il le choix de ce village pour
sa résidence secondaire le château de Montigny
"incendié par les Allemands le 30 août
1944"?
Trois
hypothèses sont à retenir:
Juvénal
Corbineau était locataire dans un
immeuble parisien du 9ème
arrondissement appartenant au baron
Léon de Perthuis de
Laillevault, maire de Champagne de
1817 à 1826. Corbineau lui
succéda.
La proximité
de l'abbaye du Val : cet endroit, racheté
par le comte Michel Louis Étienne Regnaud
de Saint Jean d'Angély, en 1806, était
considéré par la police comme un centre de
réunion Bonapartiste. En 1817, alors que
le comte est en exil aux Pays-Bas,
une de ses lettres, interceptée par la
police, confirme les soupçons de cette
dernière. A cette époque, Corbineau est
également fiché par la police comme
agitateur.
Proximité
des communes de Bernes sur Oise, Chambly,
L'Isle Adam.
-
Bernes sur Oise : Le général d'empire Jean-Luc
Dariule fut le maire de ce village
à l 'époque où
Corbineau était maire de Champagne. Compagnons
d'armes, leurs chemins
se
sont souvent croisés, en Espagne, en Pologne,
en Russie. Dariule fut gouverneur du
Kremlin
à la veille de la retraite de
Russie.
-
Chambly:lieu de résidence du prince
Murat.
-
L'Isle-Adam: Kellermann séjournera au château
de Stors, propriété jouxtant l'abbaye du
Val ! Juvenal Corbineau servi sous les ordres
de ces deux hommes à plusieurs
reprises.
Parvis ouest église de Champagne sur
Oise (95)
Jean Baptiste Juvenal
Corbineau est né à Marchiennes
( commune du nord de la
France située près de
Douai ), le 1er août 1776,
13 ans avant la proclamation de la
Révolution française. Sa destinée fut
étroitement lié à cet événement qui bouleversa
le monde.
- Son
père Jean-Charles
Corbineau, après avoir été
inspecteur général des haras du Maine et de
l'Anjou, fut nommé Bailli général des terres
et des seigneuries de l'abbaye de
Marchiennes en 1776. Juvénal est le cadet
d'une famille de cinq enfants. Trois garçons
et deux filles.
Constant né en 1772 -
Juvenal né en 1776 - Hercule né en 1782
Eléonore et
Eugénie
Très jeunes, les trois
garçons embrassèrent le métier des armes.
Le choix fut probablement déterminé par le
parrain du frère aîne Constant, le comte
d'Harville, alors Major de la gendarmerie
de Lunéville et par le père de ce dernier, le
marquis de Troisnel Lieutenant général des
armées du
roi.
Ces hommes
recommandèrent Juvénal et lui
obtinrent une sous-lieutenance le 22
septembre 1792, il avait
16 ans.
Maison Natale de
Juvenal Corbineau
à
Marchiennes
13 octobre
1792: Il entre
en service comme sous-lieutenant dans
le 18ème régiment de cavalerie
( ancien Berry cavalerie)
1er mars 1793: Il passe avec
son grade au 5ème régiment de
hussardsoùil est nommé
lieutenant le 1er juillet suivant; il n'a
pas encore 17 ans ! Sa véritable
carrière commence dans l'armée du nord, de
la République naissante, pendant les
campagnes de l'An II et de l'An
III.
5 floréal de l'An
II
:Près de Cambrai, après avoir été atteint
d'un coup de feu à l'épaule droite,
il fait prisonnier un major des
troupes Hessoises.
23 ventôse de l'An
III: Au combat de
Bentheim, il entre le 1er dans une
redoute, son cheval est tué sous
lui.
Il fait toutes les
campagnes des Ans IV, V et VI dans l'armée et
de Sambre
et Meuse.
Il sert pendant l'An VIII et l'An IX aux
armées d'Hélvétie et du Rhin.
9 Floréal de l'An
VIII: Il pénètre le
1er dans Saint-Blaise, un coup de feu
lui traverse la cuisse.
28 Frimaire de
l'An
IX
: Un cheval est encore tué sous lui,
au cours du combat de Lautrech.
12 germinal de l'An
X
:Il est classé ainsi que son frère
Hercule, Lieutenant adjudant major. Ils
sont alors sous les ordres de leur frère
Constant qui commande le
5ème chasseur à cheval en garnison à
Mayence et à Coblentz. (une
inspection du général de Beaumont le 7
août 1803 "19 thermidor"met en valeur,par
ces termes, les qualités militaire des 3
frères:Constant, colonel à
31ans:la tenue
de son régiment lui fait beaucoup
d'honneur. Ce chef a de l'éducation et de
l'instruction, parle plusieurs langues,
est bon administrateur. Je le recommande à
la bienveillance du gouvernement.Juvenal, capitaine adjudant major à
27 ans:Très bon officier
ayant de l'éducation et de l'instruction,
parle plusieurs langues.Hercule, lieutenant adjudant major à
23 ans:Cet officier vaut son
frère. )
A partir de l'An XI, ce
régiment fit partie de l'armée de
Hanovre.
1er Brumaire de l'An XI: Juvénal
est promu Capitaine.
Membre de la
légion d'honneur le 26 frimaire de l'an
XII, il devient chef d'escadron de la
légion Hanovrienne, le 1er pluviôse de
l'année suivante. Avec ce régiment,
il sera en garnison à Lyon de
septembre 1804 à juillet 1805, à
Avignon jusqu'en septembre puis à
Alexandrie jusqu'en décembre. Il participe
à la campagne d'Italie fin 1805 et début
1806, en tant que chef
d'escadron.
16 mai 1806: Il est nommé major du
10ème hussard et fait la campagne de
Prusse et de Pologne, de 1806 à 1808, avec
ce régiment qui s'illustra à Saalfeld, à
Iéna, à Pulstuck et à Stettin. Au
début de la campagne de Pologne, il prend,
le7 janvier1807 le commandement comme
Colonel du 20ème dragon qui se bat
vaillamment à Eylau, Heilsberg et
Friedland. ( Les 3 frères
Corbineau, que l'on surnomme les "3
Horaces" se trouvaient à la bataille
d'Eylau. Constant, aide de camp de
l'Empereur, y fut tué. Hercule,
capitaine aux chasseurs à cheval de la
garde, y fut grièvement blessé).
Envoyé en Espagne
en 1808 avec la 1ère division de
réserve des dragons, il prend part à
toutes les affaires de cavalerie de la fin
de cette année ( Andujar, la Tudela,
Burgos ) et mérite, par sa brillante
conduite, la croix de commandant de la
Légion d'Honneur.
26 octobre 1808: Il épouse
mademoiselle Agathe Rose Saulot. De cette
union, qui ne fut pas toujours très
heureuse, il n'eut qu'une fille,
morte avant lui sans
postérité.
Pendant la
campagne d'Espagne de 1809, 1810 et 1811,
son régiment fait d'abord partie de
la 3e division de réserve de dragons (
division Mihaud ), puis il est rattaché au
4ème corps du Maréchal
Sébastini.
18 novembre 1808: Au cours de la
bataille d'Ocana, après la mort du général
Vial, il prend le commandement de la 2ème
brigade de la division Mihaud et fait
preuve des plus grands talents militaires.
En effet, la charge célèbre des
dragons décida de l'issue de la bataille:
le 18 novembre, après s'être
rapprochés du Tage, ils franchirent ce
fleuve à gué le 19 et ayant gravi le
plateau d'Ocana, les 800 dragons se
trouvèrent en présence du gros de la
Cavalerie espagnole ( 4000 hommes chargés
de couvrir le flanc de leurs armée ).
Malgré la disproportion du nombre,
les dragons se jettent sur leurs
adversaires, les culbutent et
pénètrent jusqu'au gros de
l'infanterie oùils
sèment désordre et épouvante. Les
Espagnols s'enfuient laissant 32 drapeaux,
46 canons, 15 000 prisonniers. Lors de la
dispersion des armées ennemies, le colonel
Corbineau commandait l'avant-garde chargée
de poursuivre les troupes
d'Arizaga.
28 javier 1810:Lors du combat
d'Alcala del Réal, à la tête du 20ème
dragon et de 1000 voltigeurs, il se
heurte à une forte arrière-garde
espagnole. Il la culbute, la poursuit,
capture toute son artillerie, tue plus de
200 hommes, en prend 800 dont 15 officiers
parmi lesquels le colonel du régiment.
Quelques heures après cette bataille, les
magistrats de Grenade se présentent à
Corbineau en lui apportant les clés
de leur cité.
29 janvier1810: Les français
entraient à Grenade, Juvenal Corbineau
en est nommé gouverneur.
Bataille
de Iéna
Dragon
Bataille
de Eylau
6 août 1811: Il est nommé
Général de brigade , à la veille de la
campagne de Russie.
25 décembre 1811 : Il prend le
commandement de la 6ème brigade
légère du 2ème corps de la Grande
armée. Il fit, à la tête de cette brigade
qui comprenait les 7ème, 20ème régiments
de chasseurs à cheval et du 8ème régiment
de lanciers polonais, la campagne de
Russie.
28 et 30 juillet 1812:Cette brigade
se distingue dans la région de la Dvina,
aux combats de Walintzy et Dernockizi, en
résistant aux attaques des cosaques très
supérieurs en nombre.
17 août
1812:Corbineau
à la tête des 7ème, 20ème chasseurs et
8ème lanciers, lors de la 1ère bataille de
Polotsk porte secours à la brigade Castex.
La cavalerie russe doit s'incliner après
avoir subi d'importantes
pertes.
16 octobre 1812: Le maréchal
Gouvion Saint-Cyr envoie le général
Corbineau avec sa brigade et 700
hommes d'infanterie pour garder le cours
de l'Usacz, ruisseau qui se jette dans la
Dvina au dessous de Polotsk, où se trouvai
massé le 2ème corps d'armée
ennemi.
19 octobre 1812: Le général russe
Steinheil se présente devant Polotsk avec
tout son corps d'armée. Dans un 1er temps,
Corbineau bat en retraite. Renforcé
par deux brigades d'infanterie, il
s'arrête dans le défilé de Bononia, tient
tête à un adversaire très supérieur
en nombre et réussit à le contenir
tout le jour.
08 novembre 1812: Il se met en
devoir de rejoindre l'Empereur car, dans
l'exécution de la retraite générale qui
suivi les combats de Polotsk,
Corbineau, dont la brigade était
affectée au corps bavarois que
commandait le général de Wrede, s'aperçoit
que ce général sentant tourner la fortune
impériale, au lieu de chercher à rallier
la grande armée, dirigeait ses troupes
vers le Niemen. La marche hardie
deCorbineau au milieu des armées ennemies fut
des plus glorieuses pour lui. En cherchant
à franchir la Bérézina dont les ponts
étaient gardés par les russes, il
découvrit le 20 novembre, sur les
vagues renseignements d'un paysan, le gué
de Studianka.
A
la nuit, à la tête de sa brigade, ils traversa la
rivière, au milieu des glaces, au prix de nombreuses
pertes (70 cavaliers ) et put ainsi, au nez et à la
barbe des généraux
russes
Tchitchakoff et Kutusow apporter à l'Empereur le
renseignement inespéré qui
lui permit, par la découverte de ce gué, de sauver l les
débris de la Grande
armée.
26 janvier1813: Dès le début de la
campagne de Saxe, il est nommé Aide de camp de
l'Empereur.
28 mai 1813: Il est promu Général de division,à
l'âge de 36 ans, au début de la campagne de Saxe et
prend le commandement de la cavalerie du 1er corps
d'armée ( Van Damme )
17 août
1813:Corbineau,à
la tête d' une division de 8000 hommes,
infanterie, artillerie et cavalerie, reste en
corps d'observation entre Rothembourg, Sagan et
Cottbus. Le 20 août, Napoléon lui donne l'ordre
de manoeuvrer sur Lauban en lui signifiant
de pousser le plus loin possible la
cavalerie.
27 août 1813:
A la bataille de Dresde, il
est commandant de la cavalerie du 1er corps
d'armée.
30 août 1813: A Kulm,il enfonce avec sa
cavalerie le corps de Kleist et parvient à ramener à
l'Empereur 18 000 hommes sur les 26 000 qui formaient
le 1er corps. Au cours de la mêlée, il coupa
d'un coup de sabre 2 doigts à Kleist et et
s'empara de son sabre. Un témoin oculaire Sir Robert
Wilson raconte dans son livre (Tableau de la puissance de la
Russie):
"la cavalerie
française,appuyée par l'infanterie,résolut
en désespérée de se frayer un chemin sur le
haut de la montagne,à travers les prussiens. La
pente était si escarpée que, d'en d'autres occasions,
peu de chevaux eussent pu la gravir au trop le plus
doux, et cependant les français montèrent avec tant de
force et de puissance qu'ils renversèrent toute
la colonne prussienne et s'emparèrent de tous les
canons."Après cette affaire,le général
Corbineau prend le commandement de la 1ère
division de cavalerie légère,( 6ème, 7ème
et 8ème hussards, 16ème chasseurs, 1er, 3ème,
5ème et 8ème chevaux légers italiens ). Il
termina les campagnes de 1813 à tête de cette
formation.
13 novembre 1813: Un décret de l'Empereur, daté
d'Erfurth, nomme le général Corbineau Comte d'Empire
avec une dotation de 10 000 F de rente en
Westphalie et 4000 F de rente en Belgique.
Il entame la campagne
de France dans ses fonctions d'aide de camp de
l'Empereur.
15 novembre 1813: Il reçoit le
commandement de la gendarmerie d'élite et celui de la
cavalerie légere.
30 janvier 1814: A Mézières, près de Brienne,
il dégage l'Empereur surpris par un groupe de Cosaques
et lui sauve la vie.
5 mars 1814: Tandis que Napoléon
poussait l'armée de Silésie de la Marne
surl'Aisne, Corbineau arrive devant la ville de
Reims.Par un coup de main
hardi, il fait mettre bas les
armes à quatre bataillons ennemies et
rentre dans Reims, coupant ainsi une
communication entre les armées
ennemies du Nord, de Silésie et
celle de Schwarzenberg. Instruit de la
faiblesse de la division par le Chevalier de
Rougeville (ce dernier convaincu
d'espionnage, fut fusillé par la suite,sur
l'ordre de Corbineau): ( 100 chevaux de
la garde et 50 gendarmes),
Saint-Priest ( chef de la coalition
) résolut de se ré emparer de ce point
important. Il donne l'assaut et enlève la
ville le 12 mars1814. Après une résistance
plus qu'honorable, la petite garnison est
contrainte à la retraite. Bloqué dans la
ville, Corbineau se cache, et le
lendemain, quand l'Empereur reprit Reims, il
eut la joie de retrouver son aide de camp que
tout le monde croyait mort ou prisonnier.
Il reprend ses fonctions de Gouverneur de la
ville.
20 mars 1814: Il est une nouvelle
fois blessé à Arcis-sur Aube dans un
affrontement avec l'avant-garde de l'armée de
Bohême.
Un décret du 23
mars l'élève à la dignité de Grand
Officier de la Légion d'Honneur.
Il fut l'un des
fidèles de la dernière heure. On peut le voir
le 3ème à gauche de l'Empereur entre le duc de
Bassano et le général Béliard, sur le célèbre
tableau d'Horace Vernet " les adieux de
Fontainebleau".
Le retour des
Bourbons le met naturellement en
non activité.
Les
adieux de Fontaineau ( dans le cercle, Corbineau)
26 février 1818: Napoléon quitte
sa retraite de l'île d'Elbe et à débarque
Golfe-Juan. Corbineau reprend immédiatement
ses fonctions d'aide de camp. La nature
des missions qui lui furent confiées montre
que la grande confiance que l'empereur lui
témoignait. En avril,il rejoint le général
Grouchy pour s' opposer au mouvement du
duc d'Angoulêmedans la région de
Lyon,avec quatre régiments ( les 7ème, 20ème,
14ème et 24ème
) par les
routes de Bourbonnais et de la
Bourgogne.
A son arrivée à
Lyon, Corbineau prendra contact
avec le préfet et le baron Rambaud,
maire de Lyon, pour qu'ils envoient des
détachements au secours des Dauphinois. Ayant
accompagné Grouchy à
Pont-Saint-Esprit, Corbineau y retient
prisonnier le duc d'Angoulême jusqu'à sa
capitulation.
19 avril 1815: La part prise par
Corbineau à la répression de la guerre civile
dans le midi lui valut un
témoignage officiel de satisfaction inséré
dans le "Moniteur".
21 mai 1815: Il est envoyé à Angers
pour prendre le commandement en chef de
toutes les troupes de la place, en
remplacement du général Delaborde,avec pour
mission d'éviter les complications intérieures
et traiter par la pacification le mouvement
insurrectionnel des départements de
l'Ouest. La conférence de Saint-Lambert avec
Messieurs de Flavigny, de la Béraudière et de
Malartic ayant échoué, Napoléon, prévoyant
qu'il faudrait en venir aux mesures de
rigueur, ne voulut pas qu'elles fussent
dirigées par un Officier général attaché à sa
personne. Le général Lamarque remplaça
Corbineau.
18 Juin 1815: A Waterloo, il est aux
côtés de l'empereur avec Soult, Ney et Gorgaud
dans le carré du 2ème bataillon du 1er
grenadier, il repart dans la nuit avec
lui.
26 juin 1815: Il envoyé à
Soissons pour tenter de réorganiser les débris
de l'armée.
3 juillet 1815 : Il fait partie de la
convention relative à la capitulation de
Paris. N'ayant pu suivre l'Empereur dans son
lointain exil, il est de nouveau rendu à la
vie civile pour le second retour des Bourbons.
Les rapports de police le signale mêlé à
toutes les agitations de la Restauration et
Vaulabelle le cite comme membre actif du
Comité d'Action de la Liberté de Presse et
comme prenant régulièrement part aux séances
du Comité Directeur de la Haute
Vente.
Il offrit ses
services au nouveau gouvernement de la
Révolution de Juillet et fut nommé au
commandement de la première division de
Lille.
La
bataille de Waterloo
1826 - 1830 :
Le 30 juillet1826,
Juvenal Corbineau succédait au baron de
Perthuis comme Maire de Champagne. Nommé
commandant à la 16ème division de Lille le 1er
août 1830, Il démissionne de son poste de
maire le 26 septembre 1830.
Pair de France 4 septembre 1835, il fut fait
Grand Croix de la Légion d'Honneur le 5
mai1838.
1840: Bien que jamais rallié aux
Bourbons, Juvenal Corbineau continuera à
assurer sa fonction avec rigueur. Le 6 août
1840,Louis Napoléon Bonaparte débarque à
Boulogne et pour la seconde fois, tente de
soulever l'armée. Corbineau,en tant que
commandant de la 16ème division de Lille,
est contraint d'arrêter et de faire
interner à Hamm, le neveu de l'homme
qu'il admira et servit avec gloire et
dévouement.
1844 : Revenu à la vie civile, il
partage à son temps entre sa propriété de
Montigny à Champagne sur Oise et
Paris.
1848 : A 72 ans, cet homme
d'exception, qui fit toutes les campagnes de
la République et de l'Empire dont
il rapporta 33 blessures,
s'éteignait.
Le buste du général
Corbineau réalisé en 1839 par Joseph Henri
Lemaire est exposé au château de Versailles
dans la galerie des bataille. ( N°d'inventaire
MV 2770 )
Son nom est inscrit
sur le côté ouest de l'arc de Triomphe, place
de l'étoile à Paris et à Waterloo sur le
mémorial du champ de bataille.